Pour des sports comme la descente et l’enduro l’équilibre d’un entraînement complet devient complexe.

Afin de partir sur de bonnes bases, il est important de savoir que ce sont deux sports qui utilisent plutôt des filières de type puissance aérobique que d’endurance.

Dans chacune de ces deux disciplines, le temps sous tension (temps de course), se mesure entre 3 et 6 minutes… peut-être même 10 minutes pour des stages plus longs en enduro. Ce sont également deux sports cycliques qui se distinguent l’un de l’autre en ayant des besoins différents.

La question se pose donc : L’endurance ou la puissance ?

Que vaut la puissance si l’athlète ne peut pas supporter tout le volume nécessaire afin de compétitionner ? Rien ! Le rider a tout de même besoin d’une bonne base à vélo.

Durant une compétition, plus la fin de semaine avance, plus le coureur dépense de l'énergie. Il faut donc calculer un ensemble de facteurs : l’accumulation des entraînements de pratiques, les transitions des stages, la température chaude ou froide, etc. Un athlète ne peut pas performer sans un minimum de travail en endurance. Par contre, il doit tout de même avoir favoriser sa puissance, c’est le stimulus optimal pour ce genre d’épreuve. Plus l'athlète devient fort en force spécifique, plus il devient puissant.

C’est quoi ça de la force ?

Ta force multipliée par ta vitesse = ta puissance. La force relative c’est d’être capable d’exercer et d’augmenter une charge en tenant compte du poids corporel.

Je fais quoi ?

Plusieurs auront le réflexe de sacrifier le travail en puissance et de favoriser l’endurance. C’est-à-dire d’augmenter leur capacité musculaire pour maintenir l’effort plus longtemps. Qui se traduit par rouler beaucoup, longtemps et souvent.

Bien que cela fonctionne bien, en réalité l’équilibre des deux, est l’idéal.

Il est donc important d’entraîner sa puissance, sous forme de capacité multiple. C’est-à-dire (répétitif), répéter un scénario à 70-80% de l’effort maximal avec des repos plus courts que la normale.

Comment fait-on ?

Ne pas faire de sabotage en testant n’importe quoi est une première étape importante.

Il n’y a pas une formule exacte pour chaque personne. Il suffit d’écouter son corps pour bien récupérer d’une session de vélo versus une session en salle d’entraînement.

J’optimise ma performance comment ?

Plusieurs points s’ajoutent alors à l’équation. L'entraînement peut être vu sous plusieurs angles mais chaque % d’amélioration sur différents points fait une grosse différence à long terme. Il faut donc intégrer une composante d'entraînement à la fois, et ce, progressivement.

Les points de performance ?

  • Balancer ses habiletés techniques sur le vélo (virage, saut, stabilité, etc.) ;
  • Améliorer son cycle de récupération avec un sommeil adéquat ;
  • Mieux manger, jongler avec la quantité et la dépense énergétique, avoir des aliments de meilleure qualité. Clique ici pour notre dernier article sur la performance avec la nutrition ;
  • Effectuer un bon travail accessoire en musculation, à l’année, spécifique aux débalancements et aux faiblesses de l’athlète.

Autre chose ?

  • Avoir du plaisir lors du processus ;
  • Profiter au maximum des trails de Bromont, montagne d’expériences wink